Histoire de l'Astrologie

3000 ans av. J.C. : découverte de tablettes d'argile où étaient gravées des positions planétaires observées par des prêtres chaldéens de Sumer en Babylonie (actuel sud irakien). Le mouvement des astres apparaissait comme volonté Divine et déduisait une influence concrète sur la terre.

 

Premières traces de l'astrologie orientale Védique (hindoue), dans les Védas (écrits religieux).

 

2350 ans av. J.C. : mise en place en Chine de calendriers, dont l'année est divisée en 12 mois lunaires. L'astrologie est basée sur le principe de 8 trigrammes reflétant le yin et le yang, 5 éléments et 12 animaux.

 

1500 ans av. J.C. : apparition en Égypte des premiers calendriers nilotiques divinatoires pour prévoir les crues du Nil et par là, rentabiliser les cultures agricoles, vitales pour le peuple. Les Égyptiens croyaient à la manifestation du Dieu Râ dans le disque solaire. En fonction du mois de naissance, une personne était placée sous l'influence d'un Dieu et d'une planète.

 

1200 ans av. J.C. : premiers calendriers en Amérique précolombienne

 

VIe siècle av. J.C. : La perse envahie la Babylonie. Confrontation avec le Zoroastrisme, le fatalisme astral se développe.

 

IVe siècle av. J.C. : premier horoscope (carte du ciel) d'origine babylonienne.

 

IIe siècle ap. J.C. : à Alexandrie, en Égypte, pôle culturel, les divergentes cultures grecque, égyptienne et mésopotamienne se rencontrent. Claude Ptolémée, astronome, mathématicien et astrologue grec, réunit ces connaissances et fonde les principes fondamentaux de l'astrologie occidentale. Pour lui, "les astres inclinent mais n'obligent pas". L'horoscope se rationalise. Il écrit le Tétrabiblos, quatre grands volumes et transmet la tradition astrologique grecque jusqu'au XVII e siècle en Europe.

L'astrologie tropicale helléniste ou de culture grecque est composée des 7 astres visibles à l’œil nu, des inter-aspects, des signes et des maisons. Elle fait voir le jour aux premiers thèmes astraux de naissance.

Entre temps, les grecs sont esclaves des romains. L'astrologie fait son apparition à Rome, perd tout son caractère religieux et devint divinatoire pour servir le pouvoir.

 

IVe siècle : l'astrologie devient quasi absente en Europe, inertie imposée par le christianisme moyenâgeux. Pour l'église, le message des astres n'a plus rien à révéler. Dieu s'est révélé aux hommes par l'intermédiaire de son fils sacrifié. Seuls deux textes latins toutefois pouvaient circuler, "Astronomica" et "Horoscopos".

 

VII e siècle : Avec la conquête de l'Islam et à travers l'invasion d'autres territoires (notamment Syrie et Égypte), les Arabes rencontrent la connaissance astronomique et astrologique des Grecs, descendante des Chaldéens. Le Tétrabiblos est traduit en Arabe. Les croyants peuvent étudier les sciences, pourvu que le savoir concoure à mieux comprendre la création de Dieu. Les musulmans pratiquent donc l'astrologie occidentale, la conception du Cosmos est géocentrique.

 

IXe siècle : Fondation de" la maison de la science" à Bagdad. Des savants astronomes et astrologues musulmans, païens, juifs, créent les tables astronomiques.

 

XIIe siècle : réapparition de l'astrologie Grecque en Europe par la civilisation arabe. Traduction des textes arabes en latin. La transmission du savoir démarre en Espagne musulmane et en Sicile. L'église tolère relativement les deux parties fondamentales dans l'astrologie : l'horoscope de naissance et les révolutions (révolutions solaires et les grandes conjonctions de Saturne et Jupiter), mais rejette les deux autres parties, qualifiées de superstition, les élections (quand entreprendre telle ou telle chose) et l'astrologie horaire (réponse à une question).

 

XIIIe siècle : Le déterminisme astral enseigné par l'astrologie arabe devient quasi absolu, l'église la condamne,...mais pas les souverains où les astrologues interviennent dans la politique des pays..

 

XIVe siècle : l'astrologie devient moins élitiste grâce aux tables Alphonsines qui facilitent grandement les calculs.

 

XVIe et XVIIe siècles : apogée et déclin de l'astrologie arabe en occident par un retour (meilleur connaissance de la langue grecque) aux textes de Ptolémée et qui vient discréditer une astrologie arabe trop déterministe, mais aussi par l'émergence du siècle des Lumières et sa vision du monde ainsi que les rapides progrès enregistrés par les sciences de la nature.

 

Depuis, en France, patrie du rationalisme, les pro astrologie se sont d'abord regroupés en sociétés secrètes. Aujourd'hui, les véritables astrologues continuent à œuvrer en suivant la voie de la Tradition, parce-que celle ci repose sur des observations innombrables faites depuis la plus haute Antiquité. Enfin la Tradition continue à évoluer, certains aphorismes très anciens disparaissent, d'autres découvertes s'intègrent, comme les transe-saturniennes, Uranus, Neptune, Pluton. D'autres astéroïdes sont à l'étude comme Chiron, Junon, on cherche à donner plus de sens à la lune noire, foyer vide de l'orbite lunaire.

Enfin, aujourd'hui, notre monde occidental s'ouvre aux autres traditions astrologiques, à travers le monde. Les indiens d'Orient appellent leur astrologie sidérale "Jotish" ou "Lumière", les tibétains, "Tsi rik", "la science des calculs", etc..

 

Ces données sont recueillies dans les articles de Richard Pellard parus dans "Fil d'Ariana" N°4 et 5.

Autres sources : Wikipedia et recherches personnelles

Catherine Boudey - Astrologie entre Narbonne et Béziers, Aude et Hérault.